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Compte-rendu de l'AGE constitutive du lundi 25 octobre

La réunion s'est très bien passée. Le compte-rendu est dans La Vie du Forum La Roue!
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The dėclic

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    The dėclic

    Bonjour à tous et toutes.
    Je voulais parler de cet notion de " déclic" qui m'a a, pour ma part, beaucoup ralentie dans mon arrêt de l'alcool.
    Au csapa, puis partout ailleurs, j'entendais dire qu'un jour j'aurais ce fameux déclic et qu'alors je pourrais et seulement à ce moment là, cesser toute consommation.
    On me décrivait un processus un peu magique...Si, si...
    Je désespérais un peu, mais dans le même temps, quand j'en ai pris conscience, il y avait 6 mois que j'avais cessé de picoler.
    Le déclic, un peu magique, tant décrit par les autres utilisateurs d'alcool au csapa, je l'avais déjà eu.Et j'avais mis en route mon processus de sauvetage.
    Pour moi, le déclic, ça a été une chose que je ne voulais plus jamais revivre.Le réveil aux urgences après une consommation de médicaments et d'alcool., suivie d'une hospitalisation en psy...
    J'étais catastrophée. Mais il a fallu encore des mois pour tout arrêter. Le processus était enclenché.
    Le vrai déclic, cela a été d'avoir marre d'en avoir assez. Et surtout de pouvoir mettre un mot sur la maladie.J'ai accepté d'emblée que j'étais alcoolique..
    Je vous souhaite un vrai déclic, et si je peux aider, ce sera volontiers.
    Nadine

    #2
    Coucou, comme toi j’ai eue un déclic mais une fois les soins commencé.

    Je me suis dis que je voulais enfin être libre, de ne pas boire.

    En tous cas bravo

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      #3
      Envoyé par Nadij Voir le message

      On me décrivait un processus un peu magique...Si, si...
      Bonjour

      Magique, il ne faut pas rêver !
      Concernant le déclic, Google me donne cette explication :

      « L'être humain est ainsi fait que les difficultés, ou les épreuves qu'il rencontre, vont l'inciter à trouver des solutions. C'est ainsi qu'il va entamer un cheminement intérieur, qui va déclencher à plus ou moins long terme, ce fameux déclic. Il survient la plupart du temps à l'occasion d'un lâcher prise. »

      Je trouve cette explication assez claire, sauf concernant le lâcher prise. Je trouve que pour lâcher prise, je dois savoir à qui j’ai à faire. L’alcool est un produit de consommation, mais avec ce produit de consommation je peux devenir dépendant à un certain moment. Pour lâcher prise j’ai dû prendre conscience ce que ce produit de consommation m’apporte, ce que ce produit de consommation me prend. Pour prendre conscience, j’ai pris une feuille de papier et un stylo. J’ai fait deux colonnes sur la feuille de papier avec les titres L’alcool m’apporte – l’alcool me prend. J’ai noté et ainsi j’ai pu profiter du déclic … à cause d’un petit truc.

      A un moment donné dans ma vie je n’étais plus un buveur excessif, mais j’étais dans la dépendance alcool. Il me fallait ma bouteille de whisky pour décrocher, pour m’endormir. La bouteille de whisky j’allais acheter chaque jour dans une autre grande surface pour éviter que les caissières me reconnaissent. Lundi dans le magasin A, mardi dans le magasin B, etc. Question de honte. Ce cirque me fatiguait. Ceci était mon déclic. La colonne l’alcool me prend devenait … perdante.



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        #4
        Bonjour Aaron02,

        C’est terrible ce que tu dis là. Vouloir cacher son alcoolisme.
        Auprès des commerçants.
        Mes petits commerçants me devinent, je pense, alcoolique, et m’appellent par mon nom. Ils me respectent. A la limite, je dirais même bien plus que les autres clients. J’ai échangé un rapport de sympathie avec eux, qui fait qu’ils m’aiment tout simplement. Et je peux compter sur eux pour tout problème.
        Ils ont mon numéro de téléphone et j’ai le leur.
        Je paie plus cher qu’en grande surface tous les produits que j’achète. Je le sais. Mais quel gain en rapport humain.


        PS je ne vais maintenant plus jamais en grande surface. J’achète tout chez eux. Sauf évidemment ce qu’ils ne vendent pas.
        Dernière modification par Estelle, 13 octobre 2021, 15h19.

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          #5
          Merci Aaron de ton témoignage.
          Tu sais, ce " déclic" magique, ce sont souvent les autres alcooliques eux-mêmes qui en parlaient ainsi.
          Il y a des conduites totalement irrationnelles chez les alcooliques.Un de mes " collègues" en alcool soutenait que l'alcool, c'était le diable.Une autre, qui s'était enivrée tout le week-end, au bilan du lundi prétendait ne pas savoir comment l'alcool était entré dans sa maison.Elle admettait cependant qu'elle se souvenait d'avoir fait un saut à la supérette.
          Dans ces conditions, on conçoit mieux que le déclic puisse être un peu magique. D'autant que la honte est présente en permanence.

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            #6
            Envoyé par Nadij Voir le message
            Bonjour à tous et toutes.
            Je voulais parler de cet notion de " déclic" qui m'a a, pour ma part, beaucoup ralentie dans mon arrêt de l'alcool.
            Au csapa, puis partout ailleurs, j'entendais dire qu'un jour j'aurais ce fameux déclic et qu'alors je pourrais et seulement à ce moment là, cesser toute consommation.
            On me décrivait un processus un peu magique...Si, si...
            Je désespérais un peu, mais dans le même temps, quand j'en ai pris conscience, il y avait 6 mois que j'avais cessé de picoler.
            Le déclic, un peu magique, tant décrit par les autres utilisateurs d'alcool au csapa, je l'avais déjà eu.Et j'avais mis en route mon processus de sauvetage.
            Pour moi, le déclic, ça a été une chose que je ne voulais plus jamais revivre.Le réveil aux urgences après une consommation de médicaments et d'alcool., suivie d'une hospitalisation en psy...
            J'étais catastrophée. Mais il a fallu encore des mois pour tout arrêter. Le processus était enclenché.
            Le vrai déclic, cela a été d'avoir marre d'en avoir assez. Et surtout de pouvoir mettre un mot sur la maladie.J'ai accepté d'emblée que j'étais alcoolique..
            Je vous souhaite un vrai déclic, et si je peux aider, ce sera volontiers.
            Nadine
            tout pareil Nadji , moi j'ai eu le declic un mois avant de rentrer en cure . LE fameux marre d'en avoir marre , tous les matins de murges.

            Le déclic c'était ausssi mes trois enfants et ma compagne qui me supportait bourré depuis 20 ans .
            J'ai eu beaucoup de chance .
            J'ai pu me sevrer tout seul , mais pas des médicaments .
            Des anxios que j'avalais sans arrêt .
            Je suis arrivé à la cure sobre mais complètement shooté .
            A tel point que je pissais dans mon lit toutes les nuits .
            J'ai compensé le manque d'alcool par de l'eau au point d'en boire des litres par jours .
            Moi non plus je n'ai pas de tabou . Je suis alcoolique point barre .

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              #7
              Coucou Popeye..Ce que tu décris, boire beaucoup d'eau, ça pourrait être aussi un diabète dit insipide... Désolée, déformation professionnelle..As tu contrôlé ta glycémie ?

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