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Allégorie de la Roue

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    Allégorie de la Roue

    Bonjour,

    Je propose sur ce fil, de relater des écrits, imaginaires, réels, historiques, des poèmes, des nouvelles, tout ce qui à attrait à la littérature, et qui fait germer des idées nouvelles.
    Telle une sorte de labyrinthe fantasmagorique, on peut y pondre des métaphores, des proverbes, des expressions, à l'infini.
    Le but étant que le voyageur ou le lecteur qui s'égare par ici, en prenne plein les yeux et ne sache plus trouver la sortie de ce fameux labyrinthe.

    Je commence par un texte, une nouvelle à chute comme on les nomme,

    Bonne lecture.


    Le chien aboie et la caravane passe,

    C'était un soir d'hiver, à la tombée de la nuit,
    A l'an de grâce, mille neuf cent soixante dix neuf,
    La pluie tombait par averses, et le brouillard se levait,
    Un petit garçon de sept années, farouche,
    Mais point téméraire,
    S'apprêtait à rentrer chez lui,
    Après une journée harassante, pleine de souvenirs,
    Et les poches remplies de billes, gagnées,
    C'était à la mode à cette époque de collectionner,
    Des billes de toutes les couleurs,
    Et qui n'ont pour utilité que de suivre la mode,
    Changeante, d'année en année,
    A l'angle d'une rue, le petit garçon s'immobilisa,
    Et observa au loin, dans un petit appartement,
    Une lumière rouge scintillante et furtive,
    Qui brillait par à coups, un peu comme un signal,
    Alors le petit garçon, dont la curiosité insatiable,
    N'était jamais satisfaite, même des années plus tard,
    Décida de s'approcher de ces faisceaux lumineux intriguant,
    Qui avaient désormais doublés en intensité,
    Au fur et à mesure, qu'il se rapprochait de la lumière rouge,
    Approximativement, à deux cent cinquante mètres,
    On pouvait exactement s'apercevoir qu'elle provenait,
    D'un appartement, tout en haut d'une tour,
    Haute de plusieurs étages, voir même de dizaines d'étages,
    Ressemblant à un grand château d'eau,
    Laissé à l’abandon,
    Arrivé en bas de la tour, le petit garçon stoppa net,
    Il regarda une dernière fois la tour immense,
    Et s’aperçut que le signal rouge clignotait au dernier étage,
    L’entrée était déserte, le petit garçon poussa doucement la porte du hall,
    Et la première des sensations qu’il ressentit, fût,
    Un étrange silence de plomb, envahissant et enveloppant,
    L’ensemble de la grande cage d’escalier,
    Il referma la lourde porte d’entrée derrière lui,
    Et décida de monter par l’escalier, lentement, pas à pas,
    Il faisait noir, sombre, et le petit garçon avançait à tâtons,
    A chaque étage il marquait un temps d’arrêt, pour écouter, pour scruter,
    Mais aucun signe de vie lui parvenait, ni un bruit, ni une odeur,
    Comme si cette tour était abandonnée, et pourtant,
    Les lumières extérieurs étaient bien réelles,
    A cet instant le petit garçon n’en menait pas large,
    Quelle idée avait-il eu de pénétrer dans cette tour maudite ?
    Vingt cinquième, vingt sixième, vingt septième, vingt huitième étage,
    Le petit garçon approchait du but,
    Et tout d’un coup, brusquement, au vingt neuvième étage,
    Son sang ne fit qu’un tour,
    Dans la froideur de la nuit, là en haut de cette tour infernale,
    Se tenaient debout deux hommes armés de kalachnikovs,
    Devant la porte ouverte de cet appartement,
    Duquel l’on apercevait un homme cagoulé, muni d’un treillis,
    Et d’un fusil à lunettes,
    Dont les coups silencieux s’abattaient lentement,
    De l’autre côté de la ville,
    Le petit garçon compris alors,
    Que c’était le début d’une longue série de lumières rouges clignotantes,
    Et que son paquet de billes de toutes les couleurs,
    N’était déjà plus à la mode,
    Le chien aboie, la caravane passe.


    Kandâhar, Afghanistan, mille neuf cent soixante dix neuf.














    #2
    Bonsoir,

    petit jeu ce soir, de A à Z,
    Arlequin
    Bouffon costumé,
    Dramaturge encanaillé,

    Facettes gargantuesques, habits indigos,
    Joutes kafkaiennes, losanges multicolores,
    Nombreuses octaves pirouettes, quantités ruses stratagèmes,
    Théâtre universel, vaniteux walkyrie, xylophone yoga,

    Zèbrement.




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      #3
      Un dernier...
      Anaconda,
      Bolivien constricteur,
      Divinité équatorienne,

      Fuyant grégarisme humain inhumain,
      Jaune, kaki, longiforme, marron,
      Nageur ondulant, pratique quechua,
      Rusé serpent, territoire unique,
      Venimeux wagons, xénophobie yacumama.

      Zeus.


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        #4
        Le trombinoscope,

        Epoque moderne,
        Moderne épopée,
        Un matin, chagrin,
        Plein d'entrain tu te lèves,
        En allumant ton processeur,
        Afin de retrouver,
        Et de ressentir,
        Tes émotions et tes souvenirs,
        D'antan,
        En deux, trois, clics,
        Tu es autorisé à accéder,
        Au trombinoscope géant,
        Lieu immortel et virtuel,
        Permettant de retrouver les siens,
        Derrière un rideau de fumée,
        Tu accèdes à la scène,
        Tu as ton propre rôle,
        Tu es ton propre réalisateur,
        De ton histoire personnelle,
        Diffusée et diffuse,
        Sur une toile d'araignée,
        Tissée,
        Selon une logique implacable,
        Décrite il y'a fort longtemps,
        Par nos ancêtres,
        " La raison du plus fort est toujours la meilleure "
        Araignée du matin : chagrin.
        Araignée du soir : espoir.


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          #5
          L'excitation du voyeur,

          Depuis la nuit des temps,
          Souvent au crépuscule,
          Agiles comme des funambules,
          " Place aux voyeurs".

          Tapis dans l'ombre,
          Ombres chinoises,
          Chinoises fourberies,
          Fourberies de Scapin.

          Sur le devant de la scène,
          L'artiste se mets à nu,
          Nu comme un ver,
          Verre à la main.

          C'est le moment propice,
          Pour notre gredin de voyeur,
          De faire parler ses yeux,
          De faire bouger son corps.

          Voyeur d'un jour,
          Voyeur de toujours,
          Voyeur du soir,
          Voyeur de désespoir.

          Comme une araignée,
          Voyeur tisse sa toile,
          Se servant de ses yeux,
          Pour assouvir ses fantasmes.

          Dans l'ombre,
          Notre beau voyeur,
          Se mets en transe,
          Pour une petite danse.

          Danse de l'esprit,
          Danse du corps,
          Surtout pour agiter,
          La danse des zygomatiques.

          Car c'est bien de cela,
          Qu'il s'agit,
          Qu'il recherche,
          Notre beau voyeur.

          Dans l'instantanéité,
          De son appareil de photographie,
          Immortaliser,
          L'esquisse d'un dernier sourire.







          Le voyeur, ou comment la psyché humaine nous apprivoise et nous apprends à devenir tour à tour, acteurs et spectateurs de notre vie humaine.
          “Si l’oeil ne contemple pas, l’oeil ne verra pas.” Proverbe ouzbec



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            #6
            Le vautour fauve,


            Dominant les airs, surplombant les falaises,
            Voilà qu’il s’approche, le grand équarisseur,
            Nécrophage admiré et admirable,
            Symbolique mortifère des cultures anciennes,
            Prédateur hors pair,
            Père des rapaces,
            Le grand charognard orné de plumes,
            Crochu est son bec,
            Reptilien est son cou,
            D’ange sont ses ailes,
            Purificateur sacré,
            Passeport pour l’au-delà,
            Fidèle en amour,
            Comme en amitié,
            Lien sacré entre l’homme et le ciel,
            Lié au culte du soleil chez les Incas,
            Mout, la déesse égyptienne en est la couronne.



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              #7
              CHOCOLAT :

              Carré Hévéa Ondulant de Cacao et Opulent de Lait Aromatisée en Tablette.

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                #8
                Abeille,

                Butineuse cavalière,
                Dard écologique,

                Familière glycines, hyménoptères insectes,
                Jouissant kakis, lumineuse mielleuse,
                Nectar opercules, pollen qualité,
                Ruche salvatrice, territoriale urticante,
                Venimeuse wifi, xylophone yeux.

                Zygomatiquement.



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                  #9
                  Salut Chat
                  je suis sincèrement admirative de tes écrits. C'est super !
                  Merci pour le partage

                  Commentaire


                    #10
                    Envoyé par Séléné Voir le message
                    Salut Chat
                    je suis sincèrement admirative de tes écrits. C'est super !
                    Merci pour le partage
                    C'est moi qui te remercie pour ton retour,
                    T'inkiètes j'en ai plein d'autre en réserve

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                      #11
                      As-tu déjà pensé à publier ou à faire un blog?

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                        #12
                        Envoyé par Séléné Voir le message
                        As-tu déjà pensé à publier ou à faire un blog?
                        Aucunement, j'écris d'abord par plaisir, ça reste un passe temps, un peu comme ceux qui font des mots croisés.

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                          #13
                          Le point d’exclamation ,

                          Toujours bon dernier,
                          A la place du point,
                          Evoquant l’attention,
                          Suscitant l’admiration,
                          Et invitant à la surprise,
                          Audacieuse interjection,
                          Augmentation de l’intonation,
                          Tu restes le phare de la ponctuation,
                          Aussi bien usité,
                          Sur nos panneaux de signalisation,
                          Qu’en littérature classique,
                          J’accuse !
                          Que tu veuilles te faire,
                          La part du Lion,
                          Sans partage,
                          En utilisant l’humour,
                          En bandes dessinées,
                          Ou en te dissimulant,
                          Dans les meilleurs coups,
                          Aux jeux d’échecs,
                          Tu es décidément le roi,
                          Ou la reine,
                          De notre belle orthographie,

                          Echec et mat !



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                            #14
                            Le whisky écossais,

                            Dans une contrée lointaine,
                            A proximité d'un bois,
                            En bordure d'une rivière,
                            Je bois,

                            Le matin, quand j'ouvre mes volets,
                            Je scrute l'horizon,
                            Dans ma prison dorée,
                            Je bois,

                            Le midi, à l'heure du repas,
                            Je pense à elle,
                            Mon précieux,
                            Je bois,

                            Le soir, à l'heure du coucher,
                            Milles pensées,
                            Vont va vers mon amour,
                            Je bois,

                            Soeur Anne,
                            Ne vois tu rien venir à l'horizon :
                            " Je ne vois que le soleil qui poudroie,
                            Et l'herbe qui verdoit. "




                            Vieux whisky écossais dont je tairais la marque, 16 ans d'âge.
                            A consommer avec modération.
                            Petit texte d'écriture réalisé en cinq petites minutes,





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                              #15
                              Le caillou dans la chaussure,

                              Petite pierre immobile,
                              Dont la norme,
                              Et dont la normalité,
                              Veuille que tu serves,
                              De chemin,
                              Pour le nomade perdu,
                              Sur son sentier,
                              Servant de guide,
                              Dans les contes enfantins,
                              Tu n'en es pas moins,
                              Un semeur de troubles;
                              Empêcheur de tourner,
                              En rond,
                              Empêchant la végétation,
                              De pousser n'importe comment,
                              Rocaille des temps passés,
                              Arme de combat,
                              Combat de sorcières,
                              Sorcières aux mains velues,
                              Velues jusque dans les narines,
                              Caillou, je ne te vénère,
                              Que sur les chemins montagneux,
                              Lorsque assemblé avec tes semblables,
                              Tu te transformes en Caïrn.



                              Le caillou dans la chaussure, ou comment le chemin peut parfois être rempli d'obstacles,
                              "Parmi les gens, les uns sont des cailloux, les autres des joyaux. "
                              Proverbe Indien.





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